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Viens me chercher, sans condition. Délivre-moi de la tragédie de la vie et du destin où je survis. J'ai payé mes fautes sans omission.
Je t'ai servi comme une reine, plus qu'un esclave qui saigne. J'ai enfanté tes cauchemars, rallumé tes ostensoirs.
Pour toi, mon cœur j'ai mis en pièces dépecé mon âme et ma détresse, Je suis vidée de larmes et de désir de chaleur Je suis enfin à toi, de par la grâce de ta noirceur.
 Tapisse ton antre avec ma peau, fais de moi ton échafaud. Pare-toi de serpentins avec mes intestins boit jusqu'à la lie ce qui me reste de vie. Je ne t'adresse ni supplique, ni prière. Le jour se lève enfin pour ceux qui me sont chers. Tu m'as éprouvée plus qu'aucun humain dépossédée de mon venin, Je ne suis plus rien.
Quelques années pour mille ans d'effrois et des amitiés où il fait si froid. La pluie qui s'abat comme un dernier combat. Je suis et j'ai toujours été à toi. Tu n'es qu'une pute, nourrie d'indifférence mais je respecte ton intransigeance. Je m'engage sous ta faux à trouver le repos.
Je suis venue sans un bruit, pour rien, pour ton plaisir, alors tâchons d'en finir comme de vrais amis.
Cesse de me suivre comme une ombre, conduis-moi jusqu'à ma tombe. Je ne t'entends ni te ne vois mais je guette ton pas. Serre-moi plus fort , ma douce et très chère mort.
Bartok le 4 juillet 2001
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